En pleine débâcle, le 10 juillet 1940 l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain. Aussitôt instauré, le régime de Vichy fustige les « ennemis de la France », étrangers, juifs, francs-maçons ou communistes, jugés responsables de la défaite. Les lois et les tribunaux d’exception se succèdent, le rôle de l’avocat va s’en trouver profondément affecté. Certains collaboreront, d’autres seront persécutés ou rejoindront la Résistance, la majorité restera attentiste. Trajectoires et documents.La République française n’existe plus. Vichy organise un état policier qui s’engage dans une politique de collaboration. Le gouvernement abroge les décrets-lois Marchandeau de 1939 qui réprimaient l’incitation à la haine raciale, revient sur les naturalisations obtenues depuis loi de 1927, dissout les loges maçonniques, interdit de fonction publique toute personne dont le père n’est pas français et surtout instaure dès le 3 octobre 1940 un statut des juifs qui, entre autres, les priv