Forte personnalité s'il en est, le roi des Belges Léopold II (1835-1865-1909) a pu être critiqué par ses contemporains _ et encore pas par tous _, mais il apparaît sans aucun doute, avec le recul, comme le plus grand des souverains que la Belgique ait connus depuis sa création en 1830. Le chroniqueur français de la Revue des Deux Mondes voyait juste en écrivant lors de sa mort: " Ce n'est pas assez de vanter son intelligence [...], mais il a été un homme d'action, ce qui est moins commun, et on est obligé de remonter assez haut dans l'histoire pour retrouver l'exemple d'une imagination aussi hardie, d'une volonté aussi forte, d'une persévérance aussi tenace. "
Doté, de par la Constitution, de pouvoirs peu étendus, il a pourtant joué, par des voies détournées, un rôle capital dans l'essor économique, colonial (créateur de l'Etat indépendant du Congo dont il était souverain à titre personnel, il légua ce territoire à ses compatriotes), diplomatique (ses alliances fai