Dans cet essai largement autobiographique le religieux franciscain Éloi Leclerc évoque la Seconde Guerre mondiale, période tragique et douloureuse - il a été déporté dans les camps de Buchenwald et de Dachau - où il a fait paradoxalement l'expérience de la consolation divine grâce à la rencontre du Pauvre d'Assise. Comme il l'écrit lui-même, sans fausse naïveté, son « amertume amère s'est changée, par-delà l'horreur, en un chant d'une grande douceur ».
Saint François d'Assise nous apprend à vivre ce qui fait aujourd'hui cruellement défaut à notre société morcelée : la fraternité. Dans nos univers désenchantés, ce chantre de la création nous insuffle la joyeuse espérance dont nous avons besoin pour être vraiment et pleinement humains.
À travers la trame de son histoire personnelle, Éloi Leclerc nous transmet les éléments essentiels de la sagesse franciscaine, à savoir « un art de vivre, une certaine présence au monde, une nouvelle qualité de relation à Dieu, aux