Ce travail veut rendre compte de la révélation biblique relative à l'efficacité
divine des Sacrements en faisant l'économie des paradoxes liés à la
théorie de la causalité instrumentale.
Le Christ ayant donné les Sacrements à son Église pour rester présent et
agissant auprès de ses disciples, chaque Sacrement est une action du Christ,
actuellement signifiée dans l'Église. Cette grâce ou cet agir divin n'est pas
seulement signifié dans un rite ecclésial, mais aussi (pour cinq Sacrements)
par un ministre ordonné, la succession apostolique étant le garant et le signe
nécessaire de son pouvoir ecclésial.
Un prêtre ne prétend pas, comme les chamanes, détenir des pouvoirs
surnaturels : il n'est pas un instrument de la grâce, il en est, comme le disait
Jean Chrysostome, le signe. Son pouvoir n'est pas un pouvoir surnaturel de
faire grâce : c'est un pouvoir ecclésial d'ê