« Lire m’a fait gagner ma vie et la perdre en même temps. Encore fallait-il en passer par là pour le savoir. On lit, on écrit, on ne vit plus que dans les mots, les siens et ceux des autres, pendant des années. Et un jour on ne comprend plus qu’un petit nombre de gens, de livres. On est descendus du train et ce n’est pas plus mal. Les livres sont comme les amis, ils meurent bien trop tôt parfois et n’en finissent plus de nous manquer.
Sur le moment du souvenir, ému des derniers mots, derniers regards, j’en oublierais les petits coups bas du passé, pas bien graves. Avanies et framboises, chantait Bobby Lapointe. Et dans le feu de l’action, ai-je toujours été un saint ? Comme avec beaucoup d’