Les rapports de l?homme et des animaux sauvages, au long de l?histoire, ont été complexes. Il a, certes, beaucoup détruit, moins toutefois qu?on ne l?a dit. Il a cherché, sans toujours y réussir, à éliminer systématiquement les grands fauves, le lion ou le tigre, l?ours ou le loup, et les a souvent fait reculer au-delà des limites du domaine qu?il se réservait. Il a massacré inconsidérément, du bison au pigeon migrateur, de l?aurochs à la saïga, ceux qu?il poursuivait pour leur chair, leur fourrure ou leurs plumes, et les a parfois conduits jusqu?à l?extinction, ou à son seuil. Il en menace un grand nombre aujourd?hui par la pression qu?il exerce sur l?environnement. Mais parallèlement s?est construit autour de lui un nouveau paysage vivant : de commensaux, de parasites, d?hôtes plus ou moins bien accueillis en fonction des services qu?ils rendent, qui viennent chercher dans son voisinage, et jusqu?au coeur de ses villes, qu?ils envahissent de plus en plus aujourd?hui, l?abri et la nou