Le motif médiéval de la danse macabre et ses composantes, redécouvert au XIXe siècle par le peintre Eustache Langlois, ami de la famille Flaubert, est central à l’œuvre du romancier. On a souvent parlé de l’aspect « thanatologique » de cette œuvre. Sartre, tout comme Brombert, souligne avec vigueur l’obsession morbide du romancier. Il tente d’en donner une explication biographique et psychologique. Cependant, Sartre néglige toute approche esthétique tout en reconnaissant que ce « point de vue de la mort sur la vie » est caché dans le style même du romancier.
Dans ce livre, l’auteur tente donc de reprendre l’étude de la mort chez Flaubert là où Sartre l’a abandonnée – sur le plan de l’esthétique et de la tradition historique, littéraire et iconographique. Car l’imagerie médiévale, telle que les travaux érudits du XIXe siècle la comprennent, forme la trame du style flaubertien. Toute l’œuvre est construite à partir du topos médiéval. La propre « danse des morts » du jeune Gustave pourrai