Les enfants vietnamiens qui naissent aujourd'hui seront-ils victimes demain d'une nouvelle guerre : celle qui oppose l'Ancien et le Nouveau ? Depuis des années, les " longs nez ", les étrangers, qu'ils soient français ou américains, ont suggéré aux jeunes Vietnamiens d'abandonner le culte confucéen des ancêtres qui, au yeux des Occidentaux, paralyse l'initiative personnelle et la marche individuelle vers le progrès. Les Vietnamiens, attachés à la tradition séculaire ne sont-ils pas les otages de leur clan, de leurs familles, de leur dynastie ? Il n'est pas dans les habitudes des Vietnamiens de tenir compte des critiques nées dans les cerveaux peu imprégnés de leur culture millénaire. Mais depuis la fin de la " guerre des Américains ", le progrès a pris pied sur la terre indochinoise. Depuis quelque temps, les boats people ont renvoyé leurs enfants au pays de leurs ancêtres. Ce sont eux aujourd'hui qui, par le biais de leur vie passée en Europe ou en Amérique, veulent démontrer à le