Ce mardi 18 mai 1880, dans la coquette ville de Saintes, une insouciante et jolie demoiselle s’apprêtait à s’engager dans l’étroite rue Monconseil, perpendiculaire à la Charente.
Après avoir déjeuné chez sa mère, où elle demeurait, elle reprenait le chemin de l’atelier où elle travaillait comme couturière.
À peine avait-elle pénétré dans la rue Monconseil qu’une femme élégante d’une trentaine d’années, postée sur le seuil de son hôtel particulier, la héla : « Mademoiselle ! Mademoiselle ! »
La jeune fille se retourna et reçut à deux reprises, un puissant jet d’acide au visage, qui la défigurera à vie.
Cette sauvage et cruelle agression, survenue dans la paisible cité charentaise, va avoir un retentissement considérable. La presse locale, régionale et nationale en fera ses délices, jusqu’à un quotidien néo-zélandais qui en rapportera les principaux épisodes.
Un célèbre écri