Nous avons longtemps vécu sur l'image d'un troubadour languissant devant une dame idéale pour laquelle il interprète de tendres chansons. Cependant, ce cliché romantique ne correspond pas toujours à la réalité du Moyen Âge. Ni les flèches de Cupidon, ni les muses féminines n'ont empêché les troubadours de prendre une part active aux luttes qui ravagent la société de leur temps. Ils combattent avec acharnement leurs ennemis, maniant l'épée d'une main et composant des chansons contre eux de l'autre. C'est avec passion qu'ils chantent la guerre ! Des mécènes entretenant des troubadours capables de composer des chansons qui servent leurs intérêts politiques ; des guerriers au vers facile courant sus aux chevaliers de la croisade albigeoise ; des jongleurs qui, entre deux saltimbanques et un montreur d'ours, interprètent des chansons politiques sur la place du village ; des bouffons disant tout haut au prince ce que chacun pense tout bas... Créateurs, interprètes et propagateurs de la chans