« Voilà derrière qui je cours : un homme né sage qui s’est un jour mis en tête de découvrir l’Amérique. Celle des invisibles, voix et visages effacés par les logiques institutionnelles. L’Amérique des marges mais aussi de ceux qu’on ne voit plus à force de les croiser tous les jours.
Je cours derrière un homme qui, armé de quatre instruments – une caméra 16 mm pour l’image, une perche pour le son, des ciseaux pour la tension et de la colle pour le sens –, est parti observer comment vivent les hommes. »
À première vue, rien ne semble rapprocher l’écrivaine Constance Rivière du cinéaste américain Frederick Wiseman.