« La Modernité », d'un point de vue théologique, est envisagée ici sur une période qui s'étend de 1750 à 1880 environ et donc au-delà du XVIIIe siècle appelé aussi « siècle des Lumières ». Il s'agit une vaste mutation culturelle qui se présente sous forme de métaphores (révolution copernicienne autour du sujet, éclipse de Dieu), de systèmes de pensée (empirisme, idéalisme, historicisme, etc.) et d'événements historiques et sociaux (Révolutions de 1789, 1830 et 1848 éducation progrès techniques droits et libertés). La théologie, comme la métaphysique, est mise à rude épreuve face à l'entendement lié à l'expérience, les sciences, la « mathématisation » du monde et l'historicisme. La « théologie naturelle » du siècle précédent se révèle inadaptée pour rendre compte des religions positives. Et la « sécularisation » des esprits, voire la « déchristianisation », tendent à rejeter la foi dans l'obscurantisme face aux Lumières de la raison. Pourtant, cette époque de remise en cause est l
CollectionCerf-Patrimoine
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché