Darwin a très souvent raison. Mais quand il a tort, ses erreurs sont lourdes de conséquences, tant pour la science que pour la société, parce qu'il est le lecteur attitré du Livre de la Nature. Daniel S. Milo, un philosophe qui travaille avec des biologistes depuis quinze ans, fonde cette critique sur leurs propres découvertes. Il part de l'air de famille existant entre la "sélection naturelle" de Darwin et la "main invisible" d'Adam Smith. La nature sait ce qu'elle fait ; le marché a toujours raison. Si les non-humains sont condamnés à innover et à exceller parce que telle est la loi de l'évolution, les humains n'ont pas davantage le droit de s'endormir sur leurs lauriers. L'homologie entre la nature et le marché vient, pour l'auteur, du "péché originel" de Darwin : il a conçu la sélection naturelle à l'image de la domestication. De là est née l'alliance objective entre le néodarwinisme et le néocapitalisme, les deux modèles se renforçant l'un l'autre. Rien n'est pourtant plus dissemb
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Forme de produitLivre broché / livre de poche broché