De l'été 1789 jusqu'au coup d'État de Brumaire, la recherche d'un "tiers-pouvoir" n'a cessé de hanter le débat sur l'organisation représentative. La Révolution est obsédée d'unité, unité de la Nation souveraine et de ses représentants, unité des pouvoirs entre eux grâce à la subordination de l'organe d'exécution au suprême pouvoir d'expression de la volonté générale. Contre cette doctrine dominante, un courant critique aussi divers qu'insistant s'est continûment employé à faire valoir la nécessité d'un pouvoir supplémentaire, situé en tiers non seulement entre le législatif et l'exécutif, mais entre le peuple et les élus chargés de parler en son nom. C'est ce courant qu'il s'est agi de tirer de l'ombre. Son intérêt premier est de permettre de comprendre de l'intérieur le pourquoi de l'échec politique de la Révolution française. Il a été fondamentalement un échec à concevoir et à constituer un système représentatif viable. Mais, au-delà de la Révolution, c'est le parcours de la démocrat
Date de publication14 septembre 1995
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché