"Le sport devient un phénomène universel, mais reste une énigme.
D’abord, pourquoi court-on, s’enrôle-t-on dans la foule d’un Paris-Versailles ? Sûrement pas pour le plaisir aléatoire de dépasser celui qui précède, ni pour la modeste gloriole d’impressionner quelques proches. Peut-être d’abord pour s’assurer qu’on existe encore, qu’on peut encore s’extasier hors de soi, s’arracher à la quotidienneté et s’ouvrir au vrai monde. Bref pour unifier en soi la machine et l’âme en un seule chair, la mienne. Et que l’on en passe par une balle, un vélo ou une équipe, il s’agit toujours d’entrer dans un autre monde, le vrai. Ici, l’important c’est de « participer » à cet autre monde.
Ensuite et au contraire, le s