En politique, la promesse a mauvaise réputation. Le rapport de la politique aux promesses juge la politique, et il la juge sévèrement. La politique serait un art du mensonge, de la ruse, de la séduction, de la trahison. Et la promesse ne serait qu'un instrument parmi d'autres pour gouverner la populace, qui par nature est crédule. Pourtant, malgré ce constat sombre, on constate qu'on ne peut se passer de promesses, et même que l'on en redemande toujours. La promesse, même mensongère, même intenable, serait consubstantielle à la politique, et nous permettrait d'en saisir la nature singulière. Vincent Peillon s'interroge sur la nécessité de quitter l'horizon de la modernité et des théories du Contrat pour méditer à nouveaux frais le modèle biblique de l'Alliance. Ce qui le conduit à faire de la promesse comme figure juive du théologico-politique un recours pour notre temps marqué par la faillite de l'humanisme.
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché
DistributeurUNION DISTRIBUTION - UD
Poids116 gr
Marque EditorialePUF
Livre de pocheOui
LangueFrançais
Notes bibliographiques
Vincent Peillon, philosophe, ancien ministre de l'Éducation nationale, a été parlementaire national et européen. Spécialiste de Merleau-Ponty et de la philosophie républicaine, auteur de nombreux ouvr