Peut-on penser sans mots ? La question peut paraître surprenante. Les faits le sont encore davantage. A partir de l’étude de patients qui ont perdu la parole (aphasiques) et des mémoires de ceux qui l’ont récupérée, l’auteur se penche sur les possibilités de la pensée sans langage. Le langage est-il seulement là pour traduire une pensée déjà formée ou joue-t-il un tel rôle dans la pensée que celle-ci n’existe pratiquement pas sans lui ? Philosophes et linguistes se sont affrontés sur ce point et, si l’on admet qu’un adulte normal ne peut penser consciemment en dehors du langage, on admet beaucoup plus difficilement une pensée sans langage. Seule la pathologie nous apprend son existence. C’est en tant que familier des aphasiques que le neurologue peut jeter un regard positif sur les relations entre pensée et langage. Si ces patients souffrent d’une infirmité spécifique du langage, ils pensent néanmoins activement et parfois fort bien. Et leur pensée n’est pas seulement du type concret,
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché