La Grande Sauvagerie, c'est le nom que les coureurs de bois du Canada français ont donné à ce qui s'est appelé, en d'autres temps et d'autres lieux, The Wild¿: l'espace inviolé, le blanc sur la carte. L'expression s'est perdue et ne parle plus guère à personne.La Grande Sauvagerie, c'est aussi un lieu-dit, un rocher qui domine un coin de la campagne limousine. Les guides touristiques le signalent à l'attention pour sa lanterne des morts, une simple tour de granit, sans grâce.Les habitants du pays ont oublié depuis longtemps qu'un feu y brûlait jadis, qui guidait les voyageurs dans la nuit.Thérèse Gandalonie a grandi à Saint-Léonard, à l'ombre de la lanterne des morts. Puis elle s'en est allée. Elle a traversé l'océan. Elle a découvert, dans les bibliothèques américaines, le Journal inédit de Jean-François, peintre d'ex-voto établi à Montréal, cousin à la mode de Bretagne du Grand Rameau. Elle a compris en le lisant que les deux Grandes Sauvageries renvoyaient l'une à l'autre.Quand elle
Marque EditorialeVERDIER
Date de publication05 janvier 2010
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché