Comment les « gens du Christ » formulèrent-ils une « philosophie » qui vint supplanter celles de Homère et de Moïse dans les espaces méditerranéens et orientaux où la culture hellénistique dominait ? Comment nommèrent-ils « judaïsme » cette autre philosophie qui allait s'affirmer en tant que culte de la Torah refondé sur le code de la Mishnah ? Comment dénoncèrent-ils en tant que « fausse gnose » une philosophie rivale en la rejetant comme un sous-produit illégitime et toxique ?
Pour les maîtres gnostiques, un démiurge subalterne, ignorant, malfaisant, et non pas Dieu, avait produit ce monde imparfait afin d'y retenir
prisonnière l'humanité au sein de laquelle seuls les « spirituels » pouvaient assurer leur salut en accédant à la « connaissance » totale. Dépourvue d'unité doctrinale, de structure hiérarchique, de support social, leur école serait vaincue, dès la première partie du iie siècle, par l'« Église », par son implantation organisée, collective et populaire de la « philosophi
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