Après la Première Guerre mondiale, la liberté intellectuelle apportée par les dadaïstes et les surréalistes n’affecte pas les industriels de l’automobile et les artisans décorateurs. La production des uns, les oeuvres des autres sont conçues pour un public qui réagit follement à la paix retrouvée. La Garçonne, délivrée des tabous sociaux et moraux, mène sa vie tambour battant et l’Homme à l’Hispano, une vie toute aussi ardente, mais secrètement contenue en province. Roger Nimier résume : « Les libertés immédiates s’appelaient les cheveux courts et les amants au grand jour. » La clientèle veut du nouveau. Le modern style ne correspond plus à la mentalité. Les artistes décorateurs abordent la ligne droite, ils y retrouvent l’automobile. Observateur perspicace de l’époque, Pierre Gascar écrit : « Objet polyvalent, mais dotant toujours celui qui le possède d’une mobilité souvera
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché