Le vert aurait une vertu apaisante. Et à voir les balcons et les toits de nos immeubles, les trottoirs de nos villes, les citadins d’aujourd’hui tentent d’en tirer leçon. La verdure reprend ses droits, comme pour répondre à un désir, comme pour retrouver des émotions perdues.
Nombreux sont ceux qui célébrèrent ce pouvoir sensible de l’herbe. De Lucrèce à Pétrarque, de Ronsard à George Sand, de Lamartine à René Char, Alain Corbin dresse un portrait de ces hommages rendus à l’herbe dans tous ses états, en brin ou en touffe, mauvaise ou folle. Et l’on renoue alors avec des sensations familières : la joie de l’enfant se roulant dans l’herbe, l’invitation au repos après un déjeuner sur l’herbe, les odeurs de foin coupé, le bourdonnement du pet