La Faustin, troisième roman publié par Edmond de Goncourt après la mort de Jules, évoque le monde du théâtre qui avait toujours fasciné les deux frères. Ce roman de l’actrice peut être considéré comme un ouvrage de transition : d’une part, La Faustin est un roman d’aboutissement parce qu’il est la résultante d’un ensemble de tentatives de la part de l’auteur de représenter l’actrice et le monde du théâtre ; d’autre part, bien qu’il soit conçu selon la méthode naturaliste du document humain et de la vérité vécue, ce roman marque un nouveau point de départ puisque l’auteur y privilégie tout ce qui tient de l’impalpable et de l’irrationnel (désirs, hantises, rêves, cauchemars), des aspects que les naturalistes avaient toujours rejetés, au moins du point de vue théorique. L’œuvre se trouverait en porte-à-faux entre la « première manière » des Goncourt, fondée sur les principes les plus orthodoxes de l’esthétique naturaliste (le document, le fait vrai, le morbide), et la « seconde manière »
CollectionTextes de littérature moderne et contemporaine 1, 10
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché