Comprendre comment le célèbre illustrateur strasbourgeois Gustave Doré a pu ,à partir des années 1860, se faire truchement d'une réception mondiale sous des formes variées : tel est l'enjeu de l'ouvrage.
Dans un premier temps, il tente de mettre en lumière, outre la stratégie éditoriale adoptée par le graveur et la première circulation à travers les continents, certaines des caractéristiques de son opération de transfert du lisible au visible.
Dans un second temps, il trace les grandes lignes d'un imaginaire dantesque universalisable en s'attachant à sa mondialisation : traduction en Russe ; passages des images chez des artistes anglais et américains ; transports dans le cinéma hollywoodien ou la bande dessinée ; jusqu'à la musique « metal » qui élargit l'horizon à l'Allemagne et à la Suède.
Cette mondialisation inclut l'Italie selon un surprenant effet de retour, le Dante doréen (ou Doré dantesque) inspirant toute une production transalpine sans que soit paradoxalement requis le cont