Quand on parle de consécration dans le catholicisme, on pense à des célibataires : prêtres, religieux… N’est-ce pas un abus théologique
que d’élargir cette notion au-delà de ceux qui ont offert toute leur vie à Dieu dans le célibat ? L’étude des sources dévoile le contraire : le Nouveau Testament et l’enseignement de l’Église nous rappellent que la consécration chrétienne par excellence, c’est le baptême, sur laquelle viennent se poser des consécrations particulières comme le sacrement de l’Ordre, la profession des conseils évangéliques ou le mariage. Pour ce dernier, un certain fl ou a cependant accompagné l’affirmation explicite d’une consécration sacramentelle : la dissociation entre mariage et liturgie, la difficulté à identifier le contenu de cette consécration,
la tendance à privilégier la dimension séculière de ce sacrement,
la focalisation sur les questions canoniques et morales, n’ont pas laissé assez d’espace pour approfondir cet aspect esse