Il n'y a pas, contrairement à une opinion longtemps accréditée, de coupure brutale entre la Renaissance et le Moyen Âge. Sa jeunesse, son dynamisme, sa volonté de renouveau ne l'opposent pas plus au monde médiéval qu'ils ne la relient à celui de l'Antiquité retrouvée. Déjà Burckhardt, qui négligeait l'économie, l'essentiel, une renaissance de l'Antiquité. On mesure mieux la vérité de ce jugement aujourd'hui où l'histoire restitue aux faits économiques la place qui leur revient. Le retour à l'Antiquité n'a été pour rien dans l'invention de l'imprimerie, de la lettre de change ou de la caravelle, et il ne saurait expliquer la science picturale d'un Van Eyek ou les études de perspective d'un Léonard de Vinci. Il reste vrai cependant que l'Italie, par ces humanistes, par ses artistes, par ses hommes d'affaires, par ses ingénieurs a été le pays d'avant-garde et le principale responsable de l'essor européen. L'auteur s'est résolu, faute de mieux, à consacré par l'usage, mais il doit être bie
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