Août 1944. Paris est libéré. Le régime de Vichy s’effondre. Dans les rangs de la collaboration, c’est la débandade. Pour échapper à la répression, les uns choisissent l’exil intérieur ou invoquent des « services rendus à la Résistance », tandis que les autres s’enfuient dans une véritable ruée vers l’est en Allemagne, espérant que, grâce aux « armes secrètes », le Reich hitlérien finira par gagner la guerre. La victoire des Alliés met fin à cette illusion et donne le signal de la dispersion pour ceux qui vont devenir les « maudits » de l’après-guerre. Nombre d’entre eux entrent dans la clandestinité pour échapper à l’épuration, en attendant des jours meilleurs. Quand ils ne sont pas arrêt&eacut