Au fil d'une pérégrination inspirée, François de Saint-Cheron évoque ici une certaine Espagne, celle qui, rayonnant depuis des siècles autour de Madrid, a exercé sa séduction sur de nombreux voyageurs : les murailles d'Avila, le ravin du Tage autour de Tolède, la salle des Peintures noires de Goya au musée du Prado, comment les oublier ? On y croise Cervantès et Le Greco, Miguel de Unamuno, Federico García Lorca, Antonio Machado ou encore le paradoxal José Bergamín qui eurent tous un lien profond avec le plateau castillan.
La Castille, ce sont aussi les chariots de sainte Thérèse sous la pluie entre Palencia et Burgos, la chaire de Fray Luis de León à Salamanque, les diaboliques moulins du Quichotte. Plus près de nous, l'auteur évoque les tragiques histoires de Camilo José Cela et de Miguel Delibes ou les songes d'Ana dans L'Esprit de la ruche, le très beau film de Victor Erice.
Entre passé et présent, à travers des mondes culturels variés et des