L'Église catholique a longtemps manifesté beaucoup de réserve à l'égard de la traduction des textes sacrés, bibliques (surtout pour l'Ancien Testament) et liturgiques. B. Chédozeau, agrégé d'histoire et inspecteur d'académie à Paris, réunit ici de nombreux textes fondateurs, souvent inconnus, et étudie les divers types de réserves, restrictives voire ultra-restrictives en Espagne et dans les pays méditerranéens, restrictives modérées dans l'Église de France qui s'appuie sur la règle IV de l'«Index » romain. Cette dernière position s'impose par la suite dans toute l'Église, et c'est malgré elle et contre elle que les port-royalistes et leurs successeurs, animés d'un autre esprit, donneront leurs traductions après 1650. Le refus de l'accès aux textes sacrés n'est pas seulement négatif : il exprime surtout l'attachement catholique aux valeurs traditionnelles de la transmission orale de la foi. Par là, il n'est pas séparable de l'ensemble de la dévotion tridentine, ailleurs « baroque », qu
Poids1 gr
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché