Edna O’Brien, à la fin de sa vie, confiait que ses nouvelles seraient meilleures que ses romans. Les trente et un textes de L’Objet d’amour, sélectionnés parmi la centaine publiée au long de soixante ans d’écriture, le confirment tant ils sont étincelants d’audace et de maîtrise conjuguées. Ses fines évocations de filles de la campagne au sens aigu de l’observation, de jeunes femmes solitaires, jamais dupes des désillusions à venir, ou de femmes amoureuses donnant le change dans un monde qui n’est pas le leur, sa sincérité désarmante, son humour, de même que son regard affûté sur la cruauté des enjeux de pouvoir dessinent ici comme un autoportrait émouvant de la grande dame des lettres irlandaises.
Parues au fil des années dans divers recueils, ces n