Du jeune Éric Weil, recommandé par Albert Einstein à Ernst Cassirer, on connaissait son doctorat sur Pomponazzi (1932), son essai sur Plotin et Ficin (1933) et son grand article sur l’intérêt pris à l’histoire (1935). Mais nous ignorions tout d’autres écrits précédents ou contemporains.
Grâce au travail d’édition bilingue d’Alain Deligne, nous avons maintenant accès à ses exposés d’étudiant, confé¬rences, articles, interventions radiophoniques ou ses travaux en vue de futures études (1922-1936). Nous pouvons ainsi mieux saisir ce qu’Éric Weil allait devenir : le fondateur d’un système ouvert de compréhension (Logique de la philosophie, 1950) et rester : un philosophe curieux de toutes les formes de savoir. À cette fin, il fallait, sur la base d’archives, resti¬tuer ses multiples intérêts en philosophie, sciences, histoire de l’art, germanistique, Renaissance italienne et occultisme. Sa pensée plonge ses