Le Hong Kiltong chǒn (écrit vers 1608-1613), malgré sa minceur, occupe une place considérable dans la littérature coréenne. Il est généralement considéré comme le premier roman coréen à part entière, en ceci au moins qu'il utilise l'alphabet autochtone et non plus les caractères chinois. Mais il est beaucoup plus que cela. Cette biographie fictive d'un fils d'aristocrate et d'une servante, donc d'un bâtard, touche à tous les aspects de la pensée et de la société coréennes du temps. Là où l'idéologie néo-confucéenne confite depuis des siècles interdit aux fils illégitimes de prétendre à toute carrière, Hǒ Kyun, pourtant produit parfait de cette société, plaide pour la supériorité de la valeur sur la naissance. Son héros, qui n'a pas même le droit d'appeler "père" son propre père, se révolte, fuit la capitale et prend la tête d'une troupe de brigands qui mettent à sac le pays. Aidés en cela par les pouvoirs fantastiques dont le taoïsme a doté notre héros. Lequel finira par quitter la Cor
Date de publication03 juin 1994
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché