La communion ecclésiale est, au sein même de l'Église catholique, le lieu d'une difficile tension. D'une part, volonté de redonner aux réalités locales la place qui leur revient : les membres de l'Église ne sont pas des individus abstraits et sans attache, que leur appartenance au Christ arracherait à leur enracinement en une terre, une culture, une « mémoire », un mode d'être avec ses propres problèmes et sa façon propre de comprendre et de vivre les valeurs universelles. D'autre part, volonté de résister à un effritement possible de l'unanimité ecclésiale, qui incite à agir comme si les diverses communautés locales ne pouvaient demeurer authentiquement « catholiques » et vivre du bien commun de l'Église de Dieu que par un renforcement de l'autorité de la primauté, autorité centrale qui doit s'imposer parce que la responsabilité de l'« universel » lui incombe en priorité. Ici, « universel » est identifié à « catholique ». De là naissent des malaises. Une question se pose, celle des vi
Date de publication04 octobre 1995
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché