La pensée de Spinoza est gouvernée par les nécessités de la raison. L'exactitude des propositions initiales décide invinciblement des plus ultimes conséquences qu'on en déduira. La rigueur éthique ne transige pas avec cette loi. Il faut donc à un moment réclamer les conditions sociopolitiques les plus favorables à l'avènement du vrai. C'est la démocratie. Pourtant Spinoza ne croit pas tous les citoyens capables d'assumer l'engagement démocratique. L'intelligence requise pour cela leur manque. Pour eux, la religion est plus adaptée : elle obtient l'obéissance appropriée à la paix civile. Elle les aide à se montrer sages. Mais quelle religion ? Pour Spinoza et son siècle, le christianisme est la réponse occidentale, quand bien même les réformés et les papistes se déchirent entre eux pour en établir l'authenticité. Il se fonde en tout cas sur l'accomplissement de l'« ancien » Testament par un « nouveau ». Philosophiquement, il détermine les conditions d'une métaphysique décidant quel au-d
Poids370 gr
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché