On peut constater que Diderot a composé des commentaires étoffés en marge de certains ouvrages philosophiques, ceux d`Helvétius et d`Hemsterhuis en particulier, qu`il a aussi multiplié les additions en marge de ses propres écrits et développé des annotations marginales dans plusieurs textes, par exemple dans sa traduction de l`Inquiry de Shaftesbury. Si des études locales ont été proposées sur ces sujets, aucune étude d`ensemble n`a été jusqu`à maintenant engagée. Le présent travail se donne pour but de dégager les lignes de partage et les points de cohérence de l`écriture marginale de Diderot à partir d`un corpus qui rassemble une partie importante de sa production, dans les domaines littéraire, philosophique et encyclopédique, et qui couvre une période historique large, qui va de la publication de l`Essai sur le mérite et la vertu, en 1745, à celle de l`Essai sur les règnes de Claude et de Néron en 1782, en évoquant les ultimes retouches de l`opus en 1784. L`examen porte autant sur l