« Depuis longtemps, j'ai renoncé
à demander à la foi de me faciliter
la vie, je lui demande seulement
d'en maintenir ouvert le chemin.
Ma foi dans le mystère de Dieu
n'est pas en arrière de ma vie
comme une assurance ou comme
une certitude fondatrice. Ma foi
est l'ouverture d'un espace aux
limites duquel j'espère une rencontre
et une découverte. Plus intime
à moi-même que moi-même, ma
foi réside dans l'intériorité de mon
être. Elle est ce qui en moi ne
connaît d'autre limite que l'inachèvement
de ce que je suis.
Elle est lumineuse la parabole
de l'arbre que déplace un peu de foi.
Cet arbre, c'est moi. C'est chacun
de nous, suscité par la foi unique
de son être unique. Déraciné par la
foi, arraché à la terre des évidences
trop labourées, des enclos depuis