Alexandre Grimod de la Reynière est un de ces monstres dont accouche le siècle des Lumières. Insolent comme son époque, doté de pinces d’argent en guise de mains, libertin et fin gourmet. Alexandre Grimod, ou quand la science convole avec la gastronomie, le tout relevé d’une pointe de libertinage. En somme, l’esprit français, au moment où la civilisation vire au crépuscule. Son amie Juliette écrit pour le Journal de Paris, et en prodigue la lecture aux catins du Palais Royal, les douces ressembleuses – travesties à s’y méprendre en dames illustres de la Cour. Jeune femme libre autant que libre penseuse, elle vit dans la jubilation du savoir et dans l’effervescence des découvertes qui rythment le siècle. Pendant ce temps, le marquis de Sade croupit dans le donjon du château de Vincennes, et trompe l’ennui en écrivant les 120 journées… Arrière-fond poétique de ces saynètes alertes où subrepticement revivent Restif de la Bretonne, Lavoisier