Si le caractère particulier de la vie à la cour a pu, depuis l’antiquité, être parfois considéré comme un mode de vie enviable, il a, en même temps, toujours fait l’objet de satires,
plus ou moins virulentes. Le Moyen Âge ne fait pas exception et, s’il a, avec l’âge d’or de la courtoisie, illustré et exalté une certaine conception de la vie curiale, il n’en a pas moins
vu naître un bon nombre de remises en question de ce mode de vie.
Le XVe siècle, dont le rapport avec la courtoisie est si complexe, est, en ce domaine, particulièrement exemplaire. Vers les années 1470 un auteur inconnu (dans lequel on a
longtemps cru voir le bon roi René d’Anjou) prend part au « concert » anticurial, mais en jouant une partie originale. Plutôt que de réunir, dans un ensemble qui reste toujours un
peu abstrait, arguments et critiques, il donne à son récit la forme « romanesque » de la confession d’un homme qui, à l’article de la mort, revit et fait revivre son propre passé.
Sous le titre L’Abuzé en cou
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché