En mars 1844, Montalembert rentre de Madère, où il séjournait pour y rétablir la santé de sa femme, et se jette dans la mêlée parlementaire. À la Chambre des Pairs, il met son éloquence au service de l`Église et de la liberté. Il participe avec éclat aux grandes luttes qui marquent la fin de la Monarchie de Juillet : querelle de l`enseignement - " les fils des croisés contre les fils de Voltaire " -, dispersion des Jésuites, défense de la cause polonaise lors des massacres de Gallicie et de l`incorporation de Cracovie, affaire suisse du Sonderbund. Il prononce " l`oraison funèbre " de la session de 1847, - qui est aussi celle d`un régime. Témoin lucide et désenchanté de l`avènement des nouveaux " Barbares ", il assiste, dans Paris même, aux journées de Février et de Juin 1848, tandis qu`une atmosphère de jacquerie sévit autour de son château de la Roche-en-Brenil. Indépendant de tout pouvoir (il a refusé la Légion d`Honneur), il n`en est pas moins courtisé, ou toléré, par le Prince-Pré