« Ce n’est que vers onze ans, à la BBC que j’ai entendu pour la première fois le terme homosexual. Je n’avais pas la moindre idée de ce qu’un tel mot pouvait signifier même si je commençais à soupçonner le frisson que sa seule évocation devait répandre dans les foyers. Le lendemain je demandais innocemment le sens du mot à mon professeur : « Ce sont des hommes qui s’appellent en général Cecil, qui ont un poignet mou et aiment les matelots » me répondit-elle. Ouf, pensais-je, heureusement, je ne fais pas partie de ceux là. » Alex Taylor a grandi en Cornouailles dans les années 60, fils unique au sein d’une famille heureuse, sans histoire. Il découvre tôt son homosexualité en rêvant de ressembler à Emma Peel de Chapeaux melons et bottes de cuir, amazone toute de cuir vêtue qui se jouait des traditions et permettait au jeune Alex d’imaginer hors de l’Angleterre machiste et pudibonde un monde de glamour fait de femmes