Toute sa vie, Proudhon fut hanté par la figure de Jésus. Les allusions au Nazaréen, fréquentes dans sa correspondance et dans ses « Carnets », sont présentes jusque dans ses oeuvres consacrées aux questions économiques, sociales et politiques. Mais on rencontre surtout cette attention à Jésus dans beaucoup de ses écrits publiés ou encore inédits. Dès 1839, alors qu'il a trente ans, Proudhon annote les épreuves d'une bible qu'il corrigeait pour le compte d'un imprimeur à Besançon. Il continuera d'y déposer ses remarques jusqu'à ses derniers jours. Il écrira que ses « vrais maîtres » furent « la Bible d'abord, Adam Smith ensuite, et enfin Hegel ». On trouve de longs développements sur Jésus dans les oeuvres éditées avant sa mort, en particulier dans « De la justice dans la Révolution et dans l'Église », et dans les ouvrages ébauchés qui ne furent publiés qu'après son décès, en particulier dans « Jésus et les Origines du christianisme ». Ces textes - parfois des brouillons - présentent de
Date de publication01 février 2007
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché