Depuis 40 ans, la France accueille chaque année des milliers de migrants, au titre du travail, du droit d'asile ou de l'immigration familiale, et ce sans toujours proposer le minimum nécessaire à leur intégration : un emploi et un logement. Les élites françaises et les milieux privilégiés encouragent cette ouverture au nom de la libre circulation et des droits de l'homme. N'est-il pas acquis, une fois pour toutes, que l'immigration est un facteur de modernité, de diversité culturelle ? Or, dans le même temps, la "France d'en-haut" se voit préservée dans sa quiétude du fait de la ghettoïsation des migrants et de leurs descendants. Les bons sentiments, oui ; la promiscuité, non... Le résultat est là : 630 cités sont aujourd'hui "sensibles" (elles étaient une centaine en 1990). Ce principe d'"ouverture excluante" installe peu à peu une sorte d'apartheid français, un climat de déchirement, dont les événements de l'automne 2005 n'ont été que les prémices. L'immigration qui aurait dû être "u
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