Ne faut-il pas défendre l’« identité culturelle » de la France contre la menace des communautarismes ? Où placer le curseur entre la tolérance et l’intégration, l’acceptation des différences et la revendication identitaire ?
Ce débat traverse l’Europe entière ; il concerne, plus généralement, le rapport des cultures entre elles en régime de mondialisation. Or on se trompe ici de concepts : il ne peut être question de « différences », isolant les cultures, mais d’écarts maintenant en regard et promouvant entre eux du commun ; ni non plus d’« identité », puisque le propre de la culture est de muter et de se transformer mais de fécondités ou ce que j’appellerai des ressources.
L’auteur ne défends donc pas une identité culturelle française impossible à identifier, mais des ressources culturelles françaises (européennes) – « défendre » signifiant alors