Dans la France de l'Ancien régime, les jeux et les loisirs physiques occupent une place essentielle dans la vie sociale et culturelle tant pour la noblesse que pour le peuple des campagnes et des bourgs. Pour encadrer ces pratiques, des corporations, des syndicats ou des confréries obtiennent le droit de se constituer par des « jurandes » et des « lettres patentes ». Avec l'avènement des loisirs et des sports, à partir du XIXe siècle, ces activités se diversifient encore davantage. L'initiation des néophytes aux gestes et aux techniques se trouve le plus souvent assurée par des pratiquants plus expérimentés. Certains bénéficient d'une forme de reconnaissance en obtenant le titre de « maître » ou de « professeur » ainsi qu'une rétribution de leurs services. Ils tendent à se regrouper en donnant naissance à de nombreux « métiers » d'encadrement des pratiques physiques comme les maîtres d'armes ou d'équitation, les guides de montagne, les maitres nageurs-sauveteurs, les professeurs de ten