En juin 1943, le Comité français de libération nationale fondé par le général de Gaulle cherche à s’imposer aux yeux des Alliés. Tenu à la rupture et à l’innovation, le Comité rétablit au plus vite la représentation nationale par une Assemblée consultative provisoire. Et pour donner plus de force encore à ce geste sont pour la première fois appelées à participer à la reconstruction politique du pays des femmes qui n’avaient jusque-là pas le droit de vote.
Seize femmes d’élite, seize pionnières. Des veuves de héros à l’image de la communiste Mathilde Gabriel-Péri, des résistantes renommées telles Lucie Aubrac et Gilberte Brossolette, des oubliées, comme la mère de la ministre Michèle Delaunay, ou encore Martha De