Grenade résonne comme un Eden profane. Au gré de ce livre se découvre l’histoire d’une ville monde où tout commence et tout finit sur la colline de l’Alhambra qui la domine. À ses pieds s’étalent des monuments insignes, peuplés du souvenir de ses Illustres : Ibn Zamrak, Salomon ibn Naghrila, Diego de Siloe, El Gran Capitán, Alonso Cano, Charles Quint et García Lorca… Ils sont maures, juifs, chrétiens ou athées. Ils sont artistes, poètes, vizirs ou empereur.
Pour la première fois dans l’histoire, une civilisation – celle de l’Europe – accueillait un chef-d’œuvre étranger à ses propres critères pour ce qu’il était, précisément parce qu’étranger, parce qu’il ne ressemblait à rien de ce qu’on admirait ailleurs,