Chaque soir, le vent surprend le feuillage des grands arbres. Et dans ce froissement il y a Hélice. Hélice rêve de tournoyer autour des pissenlits encore endormis, d’effleurer la rosée du matin, de faire la course avec ses amis. Hélice rêve de voler. Mais il n’a pas d’ailes : « A jamais cloué au sol ». Une nuit pluvieuse, Hélice disparait… Il a pris racine pendant la nuit car depuis toujours il est une graine d’érable, une samare ! Ses pieds dans le sol s’allongent, ses bras se déplient, il s’envole à sa façon. Porté par ses feuilles comme de multiples ailes, Hélice virevolte dans le ciel. Hélice est Hélice.