Au chant III de l’Iliade, Hélène observe les combats du haut des murs de Troie et les tisse dans l’étoffe tel un récit. La toile haute en couleur vive, somptueuse, car pourpre et agrémentée de motifs figuratifs et narratifs constitue une façon particulière de relater la guerre qui se déroule sous les yeux de celle qui en porte la responsabilité. Loin de Troie, Pénélope, autre tisserande hors pair, défait sa toile chaque nuit pour ne pas avoir à choisir parmi les prétendants un nouvel époux. Cet immense linon, qualifié de pharos, un grand voile funéraire, est une «?pièce plus luisante que la lune et le soleil?». Mentionnées par les Anciens, ces étoffes sophistiquées remarquables, bigarrées et historiées, sont l’objet de discours sur des pratiques qui structurent la vie des femmes et des hommes, sur la beauté et le luxe, sur la relation aux déesses et aux dieux, sur les hiérarchies sociales, politiques et religieuses, sur la différence.Hélène à la quenouille d’or, a pour objet de repense
Forme de produitLivre broché / livre de poche broché