Goya en bon autodidacte imprégné de l`esprit des Lumières s`est penché à sa manière, brutale, expressionniste, sur les délits et les peines, l`un des problèmes qui a tant préoccupé les philosophes ses contemporains et qu`en 1764 Beccaria avait porté sur la place publique avec une force particulière. C`est surtout à partir de la maturité après 1792, lorsque sont venues les grandes crises personnelles et nationales, que l`artiste aragonais a tenu à s`exprimer sur la terreur, la violence légale ou non. Les "formes noires" auxquelles il recourt (dessins et eaux-fortes) se prêtent bien à l`expression de l`horreur qu`il éprouve et souhaite communiquer. Lui qui avait pris le parti de se colleter avec tout ce que lui offrait la vie, se devait de rencontrer en bonne place et très tôt la mort. D`ailleurs, l`époque où il vivait l`y a aidé de façon singulière (Révolution française, invasion napoléonienne, restaurations successives). Aussi, l`âge étant venu, partout où il lui a été loisible de trad