Le canon de l'histoire de l'art occidental a souvent représenté l'adolescence au
féminin comme une phase éphémère, tendre et candide. Une fugace période de
transition. En tant que muse éternelle, la « jeune fille » était en général anonyme dans
l'histoire de l'art, tout au plus « fille de ». Elle joue au piano, tient un chaton, croise
sagement les mains sur les genoux : son attitude et ses attributs évoquent la vertu
et l'innocence. Une présence discrète, qui ne gêne personne, qui est simplement là.
L'art qui met véritablement en exergue « l'être fille » est le plus souvent déconsidéré :
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