Comme au cinéma, je tiens un rôle, depuis un an je fais le clown pour épargner à mon fils la réalité de ce que nous traversons. Je veux qu’il croie que les bombardements qui s’abattent sur nous tous les jours sont des feux d’artifice.
Le matin du 7 octobre, la valise de Rami est prête. Palestinien, journaliste francophone, il connaît les conflits. Mais Rami est aussi un père. Walid n’a pas trois ans et il faut le protéger. Avec sa femme, il décide de créer une bulle dans laquelle la peur et la tristesse n’auront pas leur place : les bombardements seront applaudis, les drones ressembleront à des oiseaux et la tente dans laquelle s’est réfugiée la famille sera rebaptisée « la Villa ».
Déclaration d’amour universelle d’un père à son fils, Gaza,